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Retraite

Prendre sa retraite pendant un krach : le calendrier compte-t-il vraiment ?

Deux retraités peuvent commencer avec le même patrimoine et obtenir les mêmes rendements à long terme, mais finir différemment parce que les retraits rendent l’ordre des rendements important.

Prendre sa retraite pendant un krach : le calendrier compte-t-il vraiment ? article illustration: Deux retraités peuvent commencer avec le même patrimoine et obtenir les mêmes rendements à long terme, mais finir différemment parce que les retraits rendent l’ordre des rendements important.

Deux re­trai­tés peuvent com­men­cer avec le même pa­tri­moine et re­ce­voir les mêmes ren­de­ments à long terme, mais finir avec des ré­sul­tats op­po­sés. La dif­fé­rence vient des re­traits : une perte au début réduit la base qui pourra profiter du rebond.

Pour­quoi l’ordre des ren­de­ments compte

Sans re­traits, l’ordre de deux ren­de­ments an­nuels ne change pas tou­jours le ré­sul­tat final. Avec un re­trait fixe, il change le nombre de parts ven­dues et le ca­pi­tal qui reste in­vesti. C’est le risque de sé­quence des ren­de­ments.

taux=deˊpensesannuelles÷portefeuilleinitialtaux = dépenses annuelles \div portefeuille initial
Re­trait ini­tial
Même moyenneDes ren­de­ments à long terme
Ordre dif­fé­rentDes ré­sul­tats dif­fé­rents avec des re­traits
Début fra­gileLes pre­mières années pèsent da­van­tage

Testez une mau­vaise pre­mière dé­cen­nie

Com­pa­rez un scé­na­rio de départ normal à un scé­na­rio où le por­te­feuille baisse dès la pre­mière année. Conser­vez les mêmes dé­penses, puis au­to­ri­sez une ré­duc­tion tem­po­raire ou un revenu par­tiel. Me­su­rez le solde, le taux de re­trait et les années de li­qui­di­tés res­tantes.

La flexi­bi­lité vaut par­fois plus qu’un ren­de­ment at­tendu

Ré­duire les dé­penses dis­cré­tion­naires pen­dant une baisse ou re­tar­der un re­trait peut pré­ser­ver des parts et lais­ser au por­te­feuille le temps de ré­cu­pé­rer.

Les pro­tec­tions pos­sibles

Une ré­serve en li­qui­di­tés ou en obli­ga­tions peut finan­cer les dé­penses de quelques années sans vendre les actifs ris­qués. Une pen­sion, un tra­vail par­tiel ou des re­ve­nus lo­ca­tifs peuvent ré­duire les re­traits. Un budget à deux ni­veaux permet de dis­tin­guer le né­ces­saire du re­por­table.

Ces pro­tec­tions ont un coût : la ré­serve peut moins croître, le tra­vail peut être pé­nible et les dé­penses va­riables peuvent ré­duire le confort. Com­pa­rez-les au coût d’une vente forcée dans un marché bais­sier.

Un plan qui répond aux si­gnaux

Définis­sez à l’avance les dé­ci­sions pos­sibles : sus­pendre une hausse de dé­penses, ré­duire un voyage, uti­li­ser la ré­serve, re­prendre une ac­ti­vité ou modifier le taux de re­trait. Rat­ta­chez chaque action à un seuil et à une date. Le but n’est pas de pré­dire le pro­chain krach, mais de savoir quoi faire s’il sur­vient.

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